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Serge-Henri Saint-Michel, planneur stratégique, consultant marketing et co-fondateur de Marketing.professionnel.fr

Publié le

novembre 19, 2019

Tags

analyse, Communication, expert, journalistes, marketing

Serge-Henri Saint-Michel est planneur stratégique et consultant marketing depuis plus de 20 ans. Très investit dans le domaine de l’éducation, il fonde des Ateliers-Prepa et de Concours-CELSA pour la préparation au concours du CELSA et est co-fondateur de Marketing Communication Academy préparant à distance aux concours d’entrée de plus de 10 écoles de communication. Il est également éditeur et co-fondateur de Marketing-professionnel.fr, un portail d’informations en ligne 100% dédié aux professionnels du marketing.


expression journalistiques à la loupe

 

Serge-Henri Saint-Michel nous livre une rapide analyse de l’expression journalistique « à la loupe ».

« À la loupe », expression glissée au gave-oie dans les médias, grossit le trait, force l’admiration envers celui qui sait examiner « à la loupe », donc scrupuleusement.

Au départ, l’inspecteur, qu’il soit Ludovic ou Gadget, muni de sa loupe, scrute les détails, principalement les empreintes digitales… et les vieux mégots. La loupe est instrument de dévoilement et outil nécessaire à tout faiseur de vérité. Alors, quand le diseur de vérité est journaliste, il passe « à la loupe » l’information pour en écarter le faux, efficace faux contre les mortelles fake news. La loupe se fait aussi filtre, presque comme une bulle de filtres, permettant de trier le bon grain de l’ivraie… mais reste soumise aux maladresses de son propriétaire qui peut avoir tendance à regarder le sensationnel « en phase avec notre audience », le véridique » en phase avec notre société de transparence », l’opinion et les témoignages « en phase avec notre média« . Dans tous les cas, passer à la loupe revient à ne pas regarder d’autres faits, d’autres détails. Bref, à les passer par les armes.

La loupe délimite une zone étroite que l’on fait passer pour profonde, comme si la profondeur du trait en révélait l’ombre, les arabesques, les entrecroisements.

Se concentrer sur les détails (nous n’aborderons pas les éventuels aspects névrotiques) peut conduire à s’y noyer, à force de… détails, justement qui, s’ils permettent de figer, d’analyser et de décrire une situation, ne peuvent aider le récepteur à se projeter dans ce qui va être. Le détail est : le panorama et la hauteur de vue, la prise de distance, autorisent la vision de ce qui est mais aussi de ce qui va advenir car le mouvement ne peut qu’être analysé au-dessus du détail. La loupe laisse alors place au télescope.

En somme, à trop utiliser la loupe pour peser, ce sont les mouvements que l’on loupe et la pensée que l’on allège.

 

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Une analyse de Serge-Henri Saint-Michel, planneur stratégique, consultant marketing et co-fondateur de Marketing-professionnel.fr

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