Directrice France de Lewis

Par

Marie-Laure Laville

Publié le

mai 23, 2019

Tags

challenges, Communication, IA, marketeur, marketing, réseaux sociaux, social media

Dans un monde d'intelligence artificielle et d'hyper-connectivité, les métiers du marketing évoluent. Parmi les défis qui attendent les marketeurs, anticiper les changements et redoubler de créativité pour séduire des nouvelles cibles ultra-connectées.


Le métier du marketing devient de plus en plus scientifique, programmatique et analytique. Aujourd’hui, nous devons nous approprier les outils et les données pour pouvoir demain mieux composer avec l’intelligence artificielle (IA). Il faut travailler autrement et revoir ses pratiques : toute une profession qui se réinvente dans une société en mutation !

En effet, nous sommes dans une nouvelle ère critique et passionnante, générant des réactions contrastées face aux évolutions de notre société. Les marques au cœur de ces changements doivent revisiter leur façon de penser et de communiquer, et recourir à des technologies et méthodologies novatrices. Cette période de transformation apporte avec elle une nouvelle vague d’innovations technologiques, la remise en cause de compétences et l’invention de nouveaux usages. Dans ce tumulte, le rôle du communiquant est de rester à l’avant des innovations. Pour ce faire, il doit s’attarder à comprendre les applications qui en découlent et se former aux nouvelles compétences en travaillant sur le partage des idées, des expériences et des bonnes pratiques pour apporter de la valeur à son écosystème.

L’enjeu pour les marques est donc à la frontière de l’intelligence artificielle, l’émotion, et l’hyper-connectivité. Les cibles sont aujourd’hui volatiles et moins fidèles. La connexion, qui commence dès la plus jeune enfance, augmente l’inattention et l’esprit de zapping. Le principe de connectivité, qui est devenu l’une des caractéristiques de notre mode de vie, crée de nouvelles façons de s’informer et de penser. Sur le web, il est plus facile d’exprimer son ressenti et de trouver des pairs qui partagent le même avis. Une ère avec des nouveaux codes que les entreprises vont devoir s’approprier pour survivre.

 

Se réinventer constamment

Dans ce contexte, les marketeurs ont pour mission de se tenir à l’écoute pour anticiper les changements et adapter leur stratégie en conséquence. Ils doivent constamment se réinventer pour répondre à la demande des consommateurs et redoubler de créativité pour séduire des nouvelles cibles ultra-connectées. Savoir décrypter le monde de demain et son impact sur les nouveaux publics est aujourd’hui un atout essentiel.

L’approche est donc de plus en plus scientifique, avec une quantité de données collectées qui ne cessent d’augmenter et qui rend donc leur analyse d’autant plus stratégique vis-à-vis de son audience et de ses concurrents, afin de développer les campagnes les plus créatives et personnalisées possibles pour générer de l’émotion. Pour faire un bon marketeur, il faut de la curiosité et de l’anticipation, de la créativité et de l’audace, de l’ouverture sur l’extérieur et de la passion, de l’agilité et la recherche constante de performance. Sa réussite réside dans sa capacité à appréhender les mutations et à pratiquer soi-même, sur ses propres réseaux, pour faire son lot d’erreurs en amont de son entreprise.

 

Mener de front plusieurs sujets

Il est essentiel pour un marketeur de savoir mener de front plusieurs sujets. Le marketeur de demain doit savoir mener une veille, surveiller une e-réputation, identifier et engager un influenceur, créer un contenu vidéo, composer une infographie, travailler des personas, définir un scénario multi-touchpoint en marketing automation, maîtriser le mix SEO/SEA, piloter une campagne sur les médias sociaux, analyser les données clients…

Ces chiffres doivent aussi nous faire réfléchir. Lors d’une vie, nous serons connectés 100 000 heures. Nous vivrons près de 80 ans, en partie derrière nos écrans. Or selon les chercheurs de l’Einstein Medical Center de Philadelphie, à «six mois, plus du tiers des Américains sont déjà familiarisés avec les smartphones». Des bébés ne glissent-ils pas déjà leurs doigts comme le font leurs parents sur des tablettes ? A deux ans, plus de «trois enfants sur quatre ont déjà expérimenté les jeux vidéo ou applications pour smartphones, et 95% ont déjà suivi une émission de télévision».

Il n’a pas un jour où nous n’éprouvons pas le besoin d’être en contact avec autrui par le biais de notre smartphone. Selon la société les utilisateurs d’ordinateurs et de smartphones passent en moyenne cinq heures et 54 minutes devant un écran. Ils passent en moyenne trois heures et 18 minutes devant leur smartphone, et deux heures et 6 minutes devant leur ordinateur, le reste allant aux autres objets connectés, télévisions ou montres.

 

Article par Marie-Laure Laville, publié dans Stratégies.

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