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TEAM LEWIS LEWIS

Par

Morgane Joffredo, Content Manager

Publié le

janvier 17, 2023

Tags

création de contenu, idées, inspiration, page blanche, rédaction, trouver des idées

Comment trouver des idées quand vous n’avez pas d’idées ?

« Écrire n’est pas une activité, c’est un état. » Robert Musil

Une prise de parole pour le compte d’un blog d’une institution ou d’une entreprise, mais aussi pour ses réseaux sociaux, repose sur le fait que les canaux de communication doivent être fréquemment alimentés, afin que l’entité puisse être bien référencée et visible. La conséquence est que souvent, il s’agit de prendre la parole alors qu’on ne sait ni comment traiter le sujet, ni quel argument utiliser ou selon quel angle novateur. Des moments qui appellent à notre créativité. 

Je n’ai pas la prétention à l’exhaustivité mais j’ai tout de même un peu réfléchi à cette question puisque j’y fait face d’une manière régulière. Voici quelques conseils pour évacuer la peur de l’inconnu. Pour rebondir sur la citation de Robert Musil, évoquée en propos liminaire, une grande partie de la solution réside dans l’attitude à adopter face à la création de contenu. 

1. Rien de plus normal que le stress de la page blanche

 Vous n’êtes pas le seul – la seule à passer par la phase où vous vous demandez ce que vous allez pouvoir dire dans votre contenu. La plupart des rédacteurs passent par là et c’est naturel. En tant que personne travaillant dans le secteur de la production de contenus, je connais bien ce problème et il m’est fréquemment arrivé d’avoir à trouver des solutions alors que je n’avais aucune piste pour y remédier au départ. Mais cette peur ne doit pas vous freiner. C’est même rassurant car cette crainte montre que vous souhaitez vraiment un traitement qualitatif du sujet et que vous ne le prenez pas à la légère. 

2. Réfléchissez à vos idées d’abord

 Cela dit, le danger quand on n’a pas d’idée serait de commencer par aller regarder ce que les autres font. En matière de production de contenu, il vaut mieux avant tout se confronter à la page blanche et y jeter vos premières pensées à vous. C’est une étape essentielle, la condition de l’authenticité et de l’originalité de votre production. Il ne faut pas se laisser influencer par ce qui existe déjà car cela orienterait votre réflexion. Choisissez un sujet qui vous tient à cœur, une question que vous vous êtes posé et réfléchissez-y : que savez-vous et qu’ignorez-vous de ce thème ? 

Albert Camus le disait : « un exemple n’est pas forcément un exemple à suivre ».

Et la meilleure façon de côtoyer les exemples externes est, en tout premier lieu, de ne pas les connaître. 

3. Savoir ce qu’il se passe autour de vous : le recours aux marronniers et aux actualités

 Une prise de parole pertinente s’inscrit dans un contexte et dans un écosystème. Je ne vous apprends rien ici : rien de tel que de réfléchir aux enjeux auxquels font face les personnes en exil dans le monde qu’à l’occasion de la journée internationale des migrants chaque 18 décembre.  

 Faire un état des lieux des marronniers est une bonne pratique pour prendre la parole, au bon moment, quand c’est une actualité chaude. Cet examen des marronniers permet aussi d’identifier des sujets auxquels on n’aurait pas forcément pensé. Le suivi des actualités est aussi une opportunité pour élargir son spectre. 

 4. Chiffrer votre réflexion

 Une autre manière d’identifier des idées et de développer un sujet pour rédiger un contenu argumenté est de trouver un chiffre clef sur lequel rebondir, réagir et formuler une argumentation. Mais comme nous le disions, toujours après avoir passé cette première étape d’introspection où vous posez votre schéma de pensée. 

 5. Ensuite, confirmez ou infirmez vos hypothèses

 Comme pour la recherche fondamentale, une fois que vous avez posé vos hypothèses et votre conception des choses, vous pouvez aller examiner comment elles ont été traitées par d’autres. Est-ce que certaines idées sont confirmées ou non ? Dans quelle mesure vous apportez quelque chose de nouveau ? Et quel angle n’a pas du tout été traité ?  Dans cette phase de recherche, n’oubliez pas de vous appuyer sur les sites, les médias et les think-tanks étrangers afin de croiser les regards sur votre thème au moyen d’un traitement culturel différencié et une prise de hauteur. 

 6. Acceptez les idées, d’où qu’elles viennent

 En matière de production de contenu, il faut se laisser inspirer au sens large, sans approche cloisonnée. Et clairement, tout ne vient pas du professionnel. Pensez à Isaac Newton qui élaboré la loi de la gravitation après avoir reçu une pomme sur la tête.  

 Pour ma part, en tant que professionnelle de la communication et des relations presse, j’apprécie particulièrement écouter le récit de journalistes intervenant lors d’une conférence – même si cela n’a rien à voir avec mes sujets de départ. Leur témoignage sur la façon dont ils perçoivent et ressentent leur profession me nourrit. Une bonne idée peut venir d’un élément qui n’a aucun rapport au premier regard. Tout est histoire de connexion mentale. 

 7. Miser sur la rétrospective

 En cas de panne d’inspiration, il existe aussi d’autres astuces. Une autre manière de trouver un sujet peut résider en le fait de réutiliser d’anciens thèmes qui ont été traités par le passé et qui ont connu du succès. L’idée en matière sera de reparcourir la problématique et de se dire « où en-est-on aujourd’hui, X années après ? » afin d’actualiser la réflexion. 

 8. Fonctionner par étape

 La production de contenu c’est comme le bon pain, il faut laisser la pâte reposer. Une fois le premier jet de vos idées posé, vous pouvez passer à autre chose et y revenir plus tard, notamment avoir fait des recherches complémentaires, avec un regard neuf. Une bonne idée peut venir d’une intuition. Posez-la et déroulez le fil avec le temps. 

 9. S’entourer : la force du regard extérieur

 Dans la mesure du possible, la production de contenu est de meilleure qualité s’il y a un rédacteur et un relecteur, pour voir si, primo, l’idée est bonne. Et, secundo, si son traitement est bien réalisé, suffisamment original et clair pour un lecteur. Avoir ce type de recul permet une réflexion inédite et plus riche, avec un contenu plus abouti. 

 10. Tout peut partir d’un mot

 Enfin, n’oubliez pas qu’une idée de sujet et d’angle pour la traiter peut naître d’une simple phrase. D’où le conseil de démarrer son contenu par une citation d’auteur.e. Une manière séduisante et fine de démarrer une réflexion, d’attirer l’attention, avec un format aisément mémorisable et qui capture en quelques mots l’essence de ce que vous souhaitez dire. 

Concluons cette réflexion avec cette considération :

Montesquieu : « Il ne faut pas mettre du vinaigre dans ses écrits, il faut y mettre du sel. » 

 Bonne rédaction ! 

Article rédigé par Morgane Joffredo, Content Manager chez TEAM LEWIS Paris.

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