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Par

LEWIS France

Publié le

septembre 13, 2016

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Communication, politique, santé

S’il existe un point en commun entre la classe politique française et la classe politique américaine, c’est bien sa faculté à savamment occulter de communiquer sur l’état de santé de ses dirigeants et ainsi esquiver la question de l’âge. Signe d’un vieillissement patent des femmes et hommes politiques d’aujourd’hui ? Sans nul doute !


Le malaise Hillary Clinton

Les terribles images montrant Hillary Clinton en plein malaise ont fait le tour du monde des télés ce week-end. Un désastre en terme de communication. Il faut être fort et robuste pour être à la tête d’une grande puissance internationale et ne montrer aucune faille. Toutes et tous l’ont bien compris. Sa sortie, pas moins de deux heures après son pépin de santé, prenant le temps de déclarer tout sourire devant les caméras « I feel great, what a sunny day in New York ! » en est la preuve. Bien sûr, c’est faux et cela se voyait mais il fallait reprendre la main coûte que coûte pour stopper le flot d’images médiatiques destructrices.

Des bulletins de santé mensongers en France

La France de son côté n’est pas en reste : publication de faux bulletins de santé par François Mitterrand durant ses deux mandats présidentiels, promesses non tenues de Jacques Chirac de communiquer régulièrement sur son état de santé… Comment sa fille Claude Chirac avait-elle d’ailleurs géré sa communication à l’époque de son AVC en 2005 ? En montrant que, même malade, un simple « accident vasculaire », le Président de la République continuait à conduire les affaires de l’Etat. Les visites de ses conseillers, chargés de dossiers sous les bras et prenant – pour une fois – le temps de parler aux journalistes et faire de belles images autour d’un environnement de travail actif et soutenu, était la parade trouvée à l’époque.

Parler santé des candidats : un exercice périlleux

S’attaquer à la santé ou au physique d’un candidat est un exercice périlleux. Donald Trump, décrié à bien des égards, ne s’y est d’ailleurs pas risqué et a souhaité à Hillary Clinton un prompt rétablissement. Ce ne fut pas le cas de Lionel Jospin qui, en 2002, avait décrit le président sortant Chirac comme un homme politique « usé par l’exercice du pouvoir ». Une très mauvaise idée. Même ses sincères excuses autour de l’élément de langage « Cela ne me ressemble pas » n’y ont rien changé. Les dés étaient jetés.

Présidentielles 2017 : l’« Effet Macron » ?

La campagne présidentielle de 2017 tournera-t-elle aussi autour de la question de la santé et de l’âge des candidats ? C’est fort possible. Emmanuel Macron joue à fond la carte de sa jeunesse politique et en fait une force, même s’il a moins d’expérience que ses concurrents. Rappelons qu’Alain Juppé a 71 ans, François Hollande 62 ans, Nicolas Sarkozy 61 ans… et Emmanuel Macron 38 ans !

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