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Par

LEWIS France

Publié le

avril 18, 2017

Tags

fakenews, média, politique, RP

Les médias réagissent et se mobilisent contre les fake news qui influencent l’économie et la vie politique au détriment de leur crédibilité et de leur déontologie. A l'approche des élections présidentielles 2017, leur objectif est de détecter plus rapidement de fausses déclarations et de limiter ainsi leur diffusion.


Internet : le 5ème pouvoir

L’homme moderne vit à cent à l’heure et son cerveau est inondé à chaque instant d’information. Il n’a plus le temps de se poser et ne peut plus prendre le temps d’analyser une telle masse d’informations. C’est là que les risques surviennent : lorsque son attention et son sens critique ne sont plus en alerte, il devient une victime consentante. Il lui faut savoir se mettre dans la posture d’un détective sur les réseaux sociaux.

Les réseaux sociaux : un amplificateur émotionnel

A l’ère de la digitalisation, le nombre d’utilisateurs ne cesse de grossir, avoisinant les 2 milliards à ce jour ! Les réseaux sociaux conditionnent notre quotidien et influencent nos comportements. C’est donc un formidable outil de communication pour des personnes malveillantes manipulatrices qui émettent des contenus falsifiés ou altérés. Elles camouflent des faits, les modifient ou en inventent d’autres. Une information lue ou entendue plusieurs fois dans une même journée peut être considérée vraie.

Cette désinformation peut avoir plusieurs visages : contenu manipulé, satire/parodie, faux contexte, contenu trompeur, contenu fabriqué.

La jeune génération doit être sensibilisée et éduquée à décrypter l’information pour éviter les pièges.  Les questions à se poser : qui publie cette information ? Quelles sont les raisons de croire que la source est compétente ? A qui s’adresse-t-elle ? Ses publications sont-elles actualisées ? Est-ce que tous les liens repérables dans le blog ou sur le site sont cohérents avec le sujet traité ?

Autant dans nos vies personnelles que professionnelles, il est important d’accorder un minimum de temps aux informations trop spectaculaires. Le nouveau fléau des fake news crée la polémique dans le monde politique et économique. On connaissait les hackers (piratage informatique). Aujourd’hui, la population doit faire face aux nouveaux pirates de la désinformation.

Le public reçoit 5 fois plus d’informations en 2017 qu’en 1968, mais en réalité nous ne lisons que 28% de l’ensemble des contenus ! La mémorisation et la retransmission de l’information sont facilitées par l’utilisation des images : nous nous rappelons de 80% de ce que nous avons vu.

Le numérique réduit l’attention humaine à celle d’un poisson rouge

Selon une étude menée par Microsoft, l’attention des utilisateurs d’écrans d’ordinateurs, de tablettes et de mobiles, aboutit à une conclusion surprenante : Alors qu’en 2000, la durée d’attention moyenne d’un humain était estimée à 12 secondes, 15 années plus tard, elle n’est plus que de 8 secondes, soit inférieure à celle d’un poisson rouge.

Etant donné ce risque de perdre son esprit critique, il est primordial de prendre l’habitude de croiser ses sources et de s’interroger quant à l’auteur des propos et à son expertise.

Même si la personne qui s’exprime s’avère être un expert dans son domaine, mieux vaut aller voir ce que d’autres experts disent sur le même sujet, et ce, surtout s’il s’agit de sujets polémiques.

En effet, les rumeurs et fausses informations circulent de plus en plus sur la toile et sont ensuite essentiellement colportées par des gens qui ont omis d’aller vérifier leurs sources.

Les médias travaillent à une détection plus efficace des fausses actualités

A l’heure actuelle, les médias réagissent et se mobilisent contre les fake news qui influencent l’économie et la vie politique au détriment de leur crédibilité et de leur déontologie.

A l’approche de l’élection présidentielle, leur objectif est de détecter plus rapidement de fausses déclarations et de limiter ainsi leur diffusion.

Un outil de vérification collaboratif, CrossCheck, permet ainsi aux internautes de signaler de potentielles fausses informations, qui sont soumises aux rédactions partenaires pour vérification. Ce projet est soutenu par Facebook et plusieurs rédactions françaises. Si deux « fact-checkeurs » estiment que c’est une fausse informationelle est signalée sur Facebook par un pictogramme et une mention « contesté par des tiers ».

Les journalistes des différentes rédactions participent au processus de vérification des contenus (article, photo, mème, commentaires, sites d’actualité…) et utilisent les informations dans leurs propres articles.

Pour éviter d’être une victime d’une intox, voici des conseils pour développer son sens critique en cette période électorale :

·      Faire preuve de curiosité et multiplier ses sources d’information. En école de journalisme, on apprend à vérifier les informations avec 3 sources avant de décider si elles sont fiables.

·      Prendre le temps de lire un article en entier avant de réagir

·      Remettre en question l’objectivité de l’auteur, son intérêt à transmettre l’info, sa fiabilité

·      Faire attention aux images, aux discours tranchants autoritaires

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